Historique de Waterloo

C’est en 1792 que le loyaliste John Savage fonda le canton de Shefford, un petit territoire ponctué de collines, de vallées, de lacs et de rivières. À l’époque, à la suite de l’adoption de l’Acte constitutionnel de 1791, le gouvernement du Bas-Canada favorise le développement démographique anglophone et il donne des townships ou des cantons à tous ceux qui, fidèles à la Couronne d’Angleterre, désirent s’établir sur ces terres.

John Savage et une trentaine d’associés tracent donc les premières pistes. En 1793, le premier colon du nom d’Ezekiel Lewis s’établit à Waterloo, et c’est lui qui fait ériger un premier moulin à scie à Waterloo. Waterloo fut fondée en 1793 par des loyalistes anglais qui ont perdu la guerre d'indépendance américaine, mais elle ne portait d'abord pas ce nom. C'est à Hezekiah Robinson que la ville doit son nom, car c'est lui qui a proposé d'adopter le nom de la ville où Napoléon a rencontré son « Waterloo ».

L’âge d’or de Waterloo débute à l’époque de l’électricité et du chemin de fer dans les années 1860-1880. Le train permet à Waterloo d’accéder à des marchés, favorisant l’essor de l’industrie locale. Cette ville est reliée par train à plusieurs villes telles Drummondville, Magog, Foster et Granby.

Cependant, la crise économique des années 1930 a fortement ébranlé la municipalité. Cette dernière a dû voir en son sein un phénomène de désindustrialisation. Cependant, depuis les dernières années, la ville de Waterloo est animée d'un regain d'énergie. Les chemins de fer, aujourd'hui devenus des pistes cyclables très appréciées font affluer les touristes et les gens cherchant un endroit paisible où s'installer.

Considérée comme la capitale canadienne du vélo, entre autres, car elle se situe à un carrefour de plusieurs pistes cyclables et parce que l'usine de bicyclettes Raleigh Canada y est installée, cette ville a tout à gagner.

bureau de poste de Waterloo

train de queue parc vélo

La ville aujourd'hui

Aujourd'hui, le train ne passe plus à Waterloo, mais les lignes sont devenues le carrefour des pistes cyclables gérées par C.A.R.T.H.Y. (Corporation d'aménagement récréo-touristique de la Haute-Yamaska) et la ville, capitale canadienne de la bicyclette.

Outre une usine d'assemblage de vélos (Raleigh Canada), la ville compte encore de nombreuses entreprises telle une laiterie (Laiterie Chagnon), un fabriquant d'équipement pour les érablières (Lapierre Waterloo Small) ainsi qu'une fabrique de bouchons (BerryMac).

Le lac Waterloo, malheureusement touché comme l'ensemble des lacs des Cantons-de-l'Est par les cyanobactéries (les algues bleues), est sous la surveillance d'un comité de préservation du lac qui, par des moyens concrets, vise à enrayer ces bactéries. Trois universités ont également approché les autorités afin de remédier à ce problème. Une étude est présentement en cours et trois procédés sont testés.